Cas de jurisprudence 

 

Parution : lettre 51 - 23.10.2013 - Complété le 24.12.2013


Nous avons été citée au titre de témoin à la requête du Ministère Public, dans l'affaire M.S. qui a secoué la faculté dentaire de Paris en 2013.

Pour mémoire, les faits remontent à 2006 :

 - A l'époque, X  travaille au sein du laboratoire de recherche dirigé par le mari de Y à Toulouse.  
 - Fin août 2006, Y, doctorante à l'université Paris-Descartes et stagiaire dans le laboratoire toulousain que dirige son mari, dépose sa thèse sur un sujet quasi identique, à Paris.
 - Elle obtient donc son doctorat de Paris-Descartes. 
-  On se souviendra que l'un des co-directeur de sa thèse est l'actuel directeur de la Société Française et Francophone d'Ethique Medicale.
 - Par la suite, elle obtient un poste à l'université Paul-Sabatier de Toulouse, aux côtés de son mari.
 - Mais, cette thèse reprend très largement le mémoire de X.  Alors, ce dernier dépose une plainte auprès de la justice.

Le 19 décembre 2013, le tribunal correctionnel de Paris a rendu ses conclusions dont la presse s'est faite l'écho : 

Y  est condamnée pour contrefaçon des oeuvres de l'esprit (master de X), son mari relaxé. Le plus intéressant est "à titre de peine complémentaire" : 

  1. affichage de la décision dans les locaux des universités Toulouse-Sabatier et Paris-Descarte
  2. retrait et destruction de tous les exemplaires de la thèse de Y.
  3. retrait de toute référence à cette thèse sur le site internet de l'INSERM.

Bien entendu, Y  fait appel et cet appel aura un pouvoir suspensif sur ces décisions jusqu'au prochain jugement.

Lais tout de même ce jugement va faire date en France.  

• Voir le dossier presse (constitué par Hervé Maisonneuve www.redactionmedicale.fr)

• Voir la thèse incriminée

• Voir le mémoire du plaignant

 

Maintenant, espérons que ce cas fasse réfléchir en profondeur chacun de nous sur notre organisation.